samedi 25 juillet 2015

J1 - Carquefou - Villar-Loubière



Comme toujours, le quotidien nous retient : encore une petite lessive à plier, un ou deux documents à renseigner, quelques trucs à ranger… 
Décidée à voir le bon côté des choses, je pense que c’est aussi bien ainsi, on annonce une circulation chargée jusqu’en début d’après-midi. Notre destination cette année, le massif des Ecrins, est loin. 

Nous optons de faire la route en deux fois. 

Samedi 
Nous parvenons enfin à partir (sans avoir tout fait !). Un peu après Bourges, la météo capricieuse nous fait traverser un violent orage. Cela nous « refroidit », ce soir nous dormons au camping. Pourvu que la tente de ne s’envole pas. 
Nous nous  installons dans un camping sympa comme tout dans un petit village non moins sympa du nom de St-Rémy sur Durolle.
Comme redouté, au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par la pluie ou la grêle, l’orage gronde, mais ça passe assez vite.


Dimanche
Ce matin, nous levons le camp dès 8h30, encore un peu de voiture avant de parvenir à notre point de départ : Villar-Loubière dans la vallée du Valgaudemar. 

vendredi 24 juillet 2015

J2 - Villar-Loubière - Refuge des souffles



Après un pique-nique copieux, nous partons pour notre première rando : 900m de dénivelé, 3h de montée par plus de 30 degrés. C’est dur ! Vraiment très dur ! 
Direct, cette montée nous met dans l’ambiance ; elle nous oblige à gérer l’effort, supporter la chaleur et visuellement, c’est déjà grandiose. C’est grand, c’est haut, c’est pentu… 

Un grand cirque aux pentes très abruptes nous sert de repère. La contre-plongée lui donne une allure imprenable, en face il est toujours impressionnant, vu de dessus, il fait figure de sentinelle, veillant sur tous ceux qui osent s’attaquer à la vallée du Valgaudemar.


Le chemin monte tranquillement mais sûrement. Pour faire une pause, on cherche un coin ombragé, pas si simple... Notre premier refuge « Les souffles » est le bienvenu.

Après avoir fait toutes  les  devinettes et jeux de mots relatifs au nom de notre gîte, nous goûtons le confort et le réconfort mérités. Nous constatons déjà que l’eau chaude et le gaz, ici sont un luxe.

Nous croisons là 6 jeunes qui font le GR54, 12 jours de randos. Heureux, courtois, ils sont organisés. Randonneurs aguerris, ils se font plaisir ; ils échangent sur l’autonomie des batteries des différents appareils électroniques et comparent les mérites du nesquik et de l’ovomaltine. Ils sont vraiment sympathiques.

jeudi 23 juillet 2015

J3 - Refuge des souffles – Refuge de l’Olan



Au petit matin, le grand bleu est des plus engageant.

C’est parti pour la rando la plus technique de la semaine. Le départ a tous les ingrédients de la rando parfaite ; ça monte tranquillement, c’est tellement beau ! un tout petit nuage s’accroche au sommet. Cette immensité nous donne de l’énergie.
Un premier col, « les Clochettes »,
On redescend et forcément ça remonte derrière, encore un petit col et juste là un très beau lac, à plus de 2 000m d’altitude, mais surtout à 18°-19°C. On se baigne :
On traverse le lac à la nage, on fait une ou deux parties de cartes, on casse la croûte, on s’attarde plus que de raison. On finit par se résoudre à repartir et bientôt le paysage change radicalement. On appelle cet endroit le « désert », mais je comprends pourquoi. C’est une immensité de cailloux, tous plus colorés les uns que les autres.
Quelques passages techniques comme prévu. Il faut franchir un torrent :
C’est pentu et la roche se dérobe sous nos pieds. Par endroits, des à-pics nous obligent à nous coller à la paroi, mais le plus dur, c’est la fin, « le pas de l’Olan ». C’est le seul moyen de rejoindre notre refuge, moi, ça me fait très peur.
Bon ! Après, un peu tétanisé, on est content d’y être parvenu. Une fois le pas franchi, le paysage est à couper le souffle. Plusieurs lignes de crêtes, des couleurs nouvelles, des moutons,
 des cailloux d’une couleur brune ou grise. Le refuge de l’Olan est à portée de vue et plus bas dans la vallée on aperçoit le village de la Chapelle.
Partout, alentour la montagne révèle ses différentes facettes. Derrière nous, un immense cirque, des névés, des pierriers et un petit ruisseau qui serpent sur le replat hésitant sur le chemin à prendre pour descendre.
La montagne, on en prend plein les yeux. Ce qui frappe, c’est le silence seulement troublé ici ou là par le sifflement des marmottes ou par le ruissellement d’un torrent. L’air sent bon, ou plutôt ne sent rien. Mais la montagne, c’est surtout des plaisirs nouveaux : la douceur de l’air sur nos bras, la découverte d’un nouveau paysage à chaque col, le plaisir éprouvé après l’effort, la sensation de parvenir à se surpasser, la découverte d’une énergie qu’on ne soupçonne pas, une impression de liberté et d’être tellement petit, l’idée qu’on n’aura jamais fini de tout découvrir. C’est aussi des courbes et des lignes nouvelles.
Respect pour le créateur, je comprends pourquoi Jean- Paul II était fan de cet univers.
Au refuge de l’Olan, il y a beaucoup de monde : des petits randonneurs comme nous, une équipe qui démarrera dès 3heures demain matin pour une course de neige, de jeunes escaladeurs musclés, matinaux, une petite famille qui vient juste passer la nuit dans un refuge… En montagne, il y en a pour tous les goûts.