Au petit matin, le grand bleu est des plus engageant.
C’est parti pour la rando la plus technique de la semaine. Le départ a tous les ingrédients de la rando parfaite ; ça monte tranquillement, c’est tellement beau ! un tout petit nuage s’accroche au sommet. Cette immensité nous donne de l’énergie.
Un premier col, « les Clochettes »,
On redescend et forcément ça remonte derrière, encore un petit col et juste là un très beau lac, à plus de 2 000m d’altitude, mais surtout à 18°-19°C. On se baigne :
On traverse le lac à la nage, on fait une ou deux parties de
cartes, on casse la croûte, on s’attarde plus que de raison. On finit par se
résoudre à repartir et bientôt le paysage change radicalement. On appelle cet
endroit le « désert », mais je comprends pourquoi. C’est une
immensité de cailloux, tous plus colorés les uns que les autres.On redescend et forcément ça remonte derrière, encore un petit col et juste là un très beau lac, à plus de 2 000m d’altitude, mais surtout à 18°-19°C. On se baigne :
Quelques passages techniques comme prévu. Il faut franchir
un torrent :
C’est pentu et la roche se dérobe sous nos pieds. Par endroits, des à-pics nous obligent à nous coller à la paroi, mais le plus dur, c’est la fin, « le pas de l’Olan ». C’est le seul moyen de rejoindre notre refuge, moi, ça me fait très peur.
C’est pentu et la roche se dérobe sous nos pieds. Par endroits, des à-pics nous obligent à nous coller à la paroi, mais le plus dur, c’est la fin, « le pas de l’Olan ». C’est le seul moyen de rejoindre notre refuge, moi, ça me fait très peur.
Bon ! Après, un peu tétanisé, on est content d’y être
parvenu. Une fois le pas franchi, le paysage est à couper le souffle. Plusieurs
lignes de crêtes, des couleurs nouvelles, des moutons,
des cailloux d’une couleur brune ou grise. Le refuge de l’Olan est à portée de vue et plus bas dans la vallée on aperçoit le village de la Chapelle.
des cailloux d’une couleur brune ou grise. Le refuge de l’Olan est à portée de vue et plus bas dans la vallée on aperçoit le village de la Chapelle.
Partout, alentour la montagne révèle ses différentes
facettes. Derrière nous, un immense cirque, des névés, des pierriers et un
petit ruisseau qui serpent sur le replat hésitant sur le chemin à prendre pour
descendre.
La montagne, on en prend plein les yeux. Ce qui frappe, c’est
le silence seulement troublé ici ou là par le sifflement des marmottes ou par
le ruissellement d’un torrent. L’air sent bon, ou plutôt ne sent rien. Mais la
montagne, c’est surtout des plaisirs nouveaux : la douceur de l’air sur
nos bras, la découverte d’un nouveau paysage à chaque col, le plaisir éprouvé
après l’effort, la sensation de parvenir à se surpasser, la découverte d’une
énergie qu’on ne soupçonne pas, une impression de liberté et d’être tellement
petit, l’idée qu’on n’aura jamais fini de tout découvrir. C’est aussi des
courbes et des lignes nouvelles.
Au refuge de l’Olan, il y a beaucoup de monde : des
petits randonneurs comme nous, une équipe qui démarrera dès 3heures demain
matin pour une course de neige, de jeunes escaladeurs musclés, matinaux, une
petite famille qui vient juste passer la nuit dans un refuge… En montagne, il y
en a pour tous les goûts.
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