mardi 21 juillet 2015

J5 - Refuge du Clot – Refuge du pigeonnier



1 100m de dénivelé, entre 5 et 6h de marche, randonnée hyper variée, belle, dure mais pas dangereuse.
Partis du refuge, nous passons entre de gros blocs de pierre, puis le chemin est bordé de murs faits de gros cailloux.

Nous franchissons un magnifique torrent sur une passerelle en bois (1er plaisir de la journée), ensuite direct, ça grimpe dur ! Nous suivons pendant près d’une heure un chemin en balcon comme je les aime (le sentier du ministre).

La vallée est superbe. Nous parvenons bientôt au Gioberney (un peu de civilisation).

Il est 10h, nous faisons notre première pause.


Nous entamons une belle montée en balcon, puis en lacets, interminable. C’est l’occasion de transpirer toute la disgrâce accumulée dans l’année. Aurons-nous le courage de notre audace ?
A ce stade, on se demande si on parviendra au bout. On se met en mode « robot » et le corps avance tout seul. Puis au détour d’un chemin (qui ne fait que tourner), on a une vue incroyable sur la vallée d’où nous venons.

D’embrasser comme çà d’un coup, du regard tout ce chemin que nous venons de parcourir nous procure un regain d’énergie. C’est beau, c’est immense. L’air d’une douceur agréable vient comme une caresse inattendue nous redire la pureté de cet environnement. C’est ça, je comprends, c’est quand la beauté, le silence, la douceur mais aussi la rigueur se trouvent réunis qu’on  se sent vraiment super bien.
Mais voilà que nous sommes parvenus au lac « Lauzon ».
Il fait un temps superbe. On ne résiste pas à la baignade.
Et forcément après, on a faim, et forcément après on fait une petite sieste. Bien sûr, on ne peut pas repartir sans avoir fait quelques parties de cartes.
Il est déjà près de 14h, le ciel se charge. Le nom de notre refuge m’inquiète : « le Pigeonnier ». Il est forcément perché. En théorie, on doit l’atteindre en 1h45.
Le départ est dur, ça grimpe, on voit le pigeonnier, mais tellement loin. On traverse le cirque. C’est un régal pour les yeux. Les torrents dessinent des saignées dans la paroi.
Un peu plus loin, c’est un paysage de glaciers. On grimpe, le sentier n’en finit pas, le refuge est de plus en plus grand. Mais ici, on ignore vraiment la ligne droite.

Voilà les premières gouttes, on sort notre attirail qui nous fait ressembler à des dromadaires, mais l’orage nous inquiète, on accélère le pas autant que la montée et notre résidu de force nous le permettent. Il faut quand même prendre le temps de regarder autour de nous ; c’est tellement différent encore de tout ce qu’on a pu voir. Aujourd’hui est une journée où la nature nous propose une telle diversité et une vue tellement large de la montagne qu’on ne sait plus où donner des « yeux ».

Comment stocker tout cela dans notre mémoire ? L’appareil photo est bien trop petit. Heureusement, notre corps a imprimé toutes ces sensations.
Nous voici au Pigeonnier et comme pour couronner cette journée de rois, les bouquetins sont là.
Oh discrets ! Ils nous observent d’en haut. Mais vraiment majestueux, presque hautains ! » Nous voyons 3 adultes et plusieurs petits.
En bas, près du refuge, la mare est pleine de têtards. Dans le lac, nous avons nagé avec des petits poissons. Ce matin, nous avons croisé des marmottes. Journée faune !
Bien à l’abri dans ce refuge 3 étoiles, nous écoutons la pluie tomber et l’orage s’éloigner. D’ici, on peut voir le lac bleu et le lac « Lauzon », tellement petits.
Que nous réserve demain ?

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